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Il était une fois une séparation de navigant , un divorce...

Le 06 mai 2019
Il était une fois une séparation de navigant , un divorce...
Le metier de navigant permet une résidence alternée de vos enfants dans le care de votre divorce. Il convient de mettre en place une stratégie en étroite collaboration avec un conseil qui connait parfaitement votre metier.

Eléonore et Gabriel ont décidé de divorcer.

L’entente n’y est plus. Les disputes se font plus fréquentes et les silences plus pesants.

Eléonore est navigante, elle a deux beaux enfants de 10 ans et 12 ans.

Gabriel est commercial dans le bâtiment.

Aujourd’hui, Eléonore doit repartir en vol. Elle a un SIN à 23h25 ; elle est sur secteur Asie…

Elle se dit que cette rotation devrait malgré tout lui permettre de prendre un peu de recul, voire se divertir, si elle en a la force et si l’équipage est sympa. SINGAP est connue pour son ambiance et ses soirées festives.

Pour profiter de ses enfants, elle s’est levée tôt et les a déposés à l’école, comme elle le fait rituellement lors de ses départs. C’est son choix de vie en dépit de la fatigue que cela engendre.

Elle prendra son vol pour Paris en fin d’après-midi puisqu’elle habite en province.

C’est au moment de laisser quelques consignes à Gabriel que, comme souvent depuis quelques mois, une dernière querelle survient.

Gabriel sait que son épouse est plus fragile à ce moment et il mesure ainsi l’impact de ses mots.

Eléonore claque la porte et entend au travers cette phrase tant redoutée mais de plus en plus souvent assénée : « avec ton métier, je n’aurai aucune difficulté à avoir la garde des enfants ».

Elle se tait mais son corps frissonne. Elle part, partagée entre la rage, la révolte et l’angoisse.

Sur le trajet, elle repense à ce que Gabriel lui répète depuis plus de 3 mois. Elle ne peut se résoudre à ne plus voir ses enfants à cause de son métier.

Elle gare sa voiture, au P3, traine son bagage vers la salle d’embarquement en direction de CDG.

Elle passe le portique, entre dans l’avion saisissant machinalement quelques journaux sur le présentoir du couloir d’accès et prend place au fond de l’avion avec les autres GP.

Son visage est marqué par ses doutes. Sa mâchoire se serre tant le sentiment d’injustice et d’incompréhension s’affirment.

Le briefing est dans 2 heures et demi. Elle arrive à la DO, relève son courrier dans les casiers. Elle papote avec quelques collègues et grille une cigarette sur le perron, puis avant de se diriger vers la salle de Briefing, elle prend un café « badgé » à la machine prêt du self.

Le changement de lieu, de cadre, la distance lui permettent de respirer un peu. Elle entre dans la salle de briefing, salut ses collègues et son captain. Elle ne connait presque personne, sauf peut-être l’un des CC avec qui elle a volé une ou deux fois… lui semble-t-il.

Elle écoute le captain. L’équipage lui apparait sympa. Elle a un peu moins mal au ventre ; elle entre peu à peu dans l’action. 

Elle doit embarquer. Elle essaie de joindre ses enfants, une dernière fois, dans le bus qui les amène vers la boite à sardine. Pas de réponse. Elle se souvient qu’il fut une époque où c’était le dernier moment au cours duquel elle pouvait embrasser son mari par un bref appel téléphonique ou un échange furtif de sms… Ce temps est révolu sans nostalgie aucune.

Le bus s’arrête, et Eléonore monte dans l’avion. Elle se met en place, le temps d’accueillir les passagers qui vont arriver.

Ça y est, elle est dans l’action et oublie ses problèmes.

Elle range, écoute, oriente, ferme et ouvre à nouveau les racks, organisent les bagages-cabine, réponds aux questions… brefs, elle assure.

Le décollage terminé, elle pousse le chariot dans la montée avec effort afin de se préparer à servir les repas.

Il faut « envoyer » comme elle a coutume de dire. Un regard appuyé à sa collègue, un sourire esquissé, un chuchotement à l’oreille, la communication avec ses collègues fonctionnent et reste imperceptible pour les clients.

Le rush s’achève enfin.

Les pax sont prêts à s’endormir et Eléonore va prendre son tour de garde.

Elle fait réchauffer son plateau-repas, et commence à feuilleter le Paris-match qui traine au galey.

Un divorce rapide mais...

Du coin de l’œil, elle voit arriver Claude ; de garde lui aussi. Elle ne le connaît pas et n’a jamais volé avec lui.

Il entame la conversation et elle apprend rapidement qu’il est divorcé d’une collègue, qu’il a un enfant de 4 ans, qu’il est passionné de plongée et qu’il pratique avec excellence le tir à l’arc. Claude parle beaucoup. Il raconte en détails les moindres recoins de sa vie passée et présente sa philosophie ? « En profiter à chaque instant, la vie est trop courte »

Eléonore tente d’instaurer un dialogue mais la tache est vaine. Claude n’écoute pas. A peine a-t-elle pu lui susurrer qu’elle s’achemine vers un divorce et qu’en ce moment le moral n’est pas au beau fixe.

Non sans arborer une certaine fierté, il concède dans une fausse modestie à peine cachée que son divorce s’est bien passé et qu’il partage encore son planning avec son ex. C’est plus pratique. Claude à la chance de bénéficier du soutien de ses ex-beaux parents pour assurer la transition auprès de son fils lorsque la mère est aussi en vol.

Eléonore se tait, elle écoute, jette un regard furtif sur son Paris match qu’elle n’a pas eu le temps de lire. Claude continue inlassablement à parler pour enfin, après un long, un très long monologue demander quel est le métier de Gabriel.

« Il est commercial dans le bâtiment » lui répond-elle.

Claude prend alors un air grave et avec le ton faussement sérieux de tout prédicateur, lui dit : « ha, t’es mal barrée ma chérie ».

A ces mots, le visage d’Eléonore s’assombrit. L’inquiétude dont elle avait pu, le temps du rush, se débarrasser l’assaille à nouveau.

A peine envisage-t- elle de demander à Claude les raisons de son assertion si péremptoire, que sans attendre, il reprend son monologue pour lui raconter l’histoire de plusieurs de ses amis naviguants qui ont dû batailler ferme pour obtenir une garde partagée. Et encore, une semaine sur deux, pas en fonction du planning.

Plusieurs ne l’ont même pas eu « en raison de leur métier ».

« C’est l’inconvénient de notre métier, ma chérie. Personne ne le comprend et si tu ne règles pas ton problème à l’amiable tu verras tes enfants qu’un week-end sur deux, et encore si’ t’es pas en vol. » lui dit-il.

« Ce n’est pas ce qu’on m’a dit » lui rétorque-t-elle. « Et puis c’est totalement injuste et impensable ! »

« C’est ainsi, ma chérie. J’en connais plein. Dès que t’annonce que t’es naviguant, les juges donnent la garde à l’autre sauf quand il a affaire à 2 PNC »

Qui n’a pas connu une telle mésaventure ? Qui n’a pas succombé aux assauts d’un Claude se faisant le pourvoyeur d’une mauvaise émission sur Radio-Galey.

A cette heure de la nuit, en l‘état d’une fatigue accumulée depuis plusieurs heures, Eléonore ne peut plus réfléchir et les phrases de Claude conjuguée à celles de Gabriel ne font que l’épuiser davantage.

Or, tout cela ne résulte que de diverses manipulations et s’avère contraire en tout point à la réalité judiciaire.

Manipulation de Gabriel, qui tente tout à la fois de se venger et lui faire du mal sans savoir réellement pourquoi.

Manipulation de Claude pour d’autres raisons obscures.

Car, les naviguants, dont le dossier a été correctement défendu, obtiennent souvent la résidence alternée en fonction de leur planning professionnel. Certes, nous ne sommes jamais a l’abris d’un juge imprégné de très fort préjugés. Mais, les résultats sont là.

Il suffit de mettre en place une stratégie. Parfois, cela nécessite une lutte morale voire physique. Mais rien n’est perdue. Sauf à croire Gabriel ou Claude et pas son avocat.

Bon courage .

Pour un audit de votre situation, le Cabinet de Me Montagné est disponible au 07 62 44 23 10. Me Montagné plaide partout en France : EVRY,  BOBIGNY, PARIS, NICE, TOULOUSE, MONTPELLIER, BORDEAUX, CHAMBERY, MARSEILLE, NICE, etc …Devant tous les Juge aux affaires familiales.